
Association Nationale de la Chèvre Miniature Française
LES POUX BROYEURS et PIQUEURS (ou Hématophages)
Les poux sont des parasites externes qui vivent à la surface de la peau et dans le pelage de leur hôte.
L'infestation par les poux est appelée pédiculose.
Chez la chèvre, plusieurs espèces de poux peuvent être rencontrées. On distingue principalement deux groupes : Les poux broyeurs, qui se nourrissent essentiellement de débris cutanés et de sécrétions présents à la surface de la peau, et les poux piqueurs ou hématophages, qui se nourrissent de sang.
Parmi les espèces décrites chez la chèvre figurent notamment Bovicola (Damalinia) caprae parmi les poux broyeurs et Linognathus stenopsis parmi les poux hématophages.
COMMENT SE TRANSMETTENT-ILS ?
Les poux passent l'essentiel de leur cycle de vie sur l'animal. Les femelles pondent leurs œufs, appelés lentes, qui sont fixés aux poils. La transmission se produit principalement lors de contacts rapprochés entre animaux infestés et non infestés. L'introduction d'un nouvel animal parasité peut ainsi permettre l'introduction des poux dans un troupeau.
Une attention particulière aux nouveaux animaux et l'observation régulière du pelage participent donc à la prévention.
QUELS SONT LES SIGNES ?
Une infestation légère peut passer relativement inaperçue. Lorsque le nombre de parasites augmente, différents signes peuvent apparaître :
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démangeaisons et grattage ;
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frottements répétés contre les clôtures, murs ou équipements ;
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poil terne, ébouriffé ou abîmé ;
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zones dépilées ;
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irritation, excoriations ou lésions cutanées ;
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agitation ou inconfort.
Lors d'une infestation importante par des poux hématophages, les prélèvements sanguins répétés peuvent également contribuer à une anémie, notamment chez les animaux fragiles ou fortement parasités.
À RETENIR : une chèvre qui se gratte n'a pas nécessairement des poux.
La gale, la teigne et d'autres affections cutanées peuvent provoquer des symptômes similaires.
Il est donc important d'identifier la cause avant de mettre en place un traitement.
Notre page sur > La gale
Notre page sur > La teigne
COMMENT LES REPERER ?
L'examen attentif du pelage permet parfois d'observer directement les parasites ou leurs lentes fixées aux poils.
Il est nécessaire d'écarter les poils jusqu'à la peau, en examinant plusieurs régions du corps. Certaines espèces présentent en effet des zones de prédilection différentes. Bovicola caprae, par exemple, est fréquemment retrouvé au niveau du cou et des épaules, mais peut s'étendre à d'autres régions du corps.
En cas de doute, notamment lorsque les lésions sont importantes ou que plusieurs animaux sont concernés, un vétérinaire pourra différencier une pédiculose d'autres causes de prurit ou de lésions cutanées.
QUE FAIRE LORSQU'UN ANIMAL EST INFESTE ?
La présence de poux doit conduire à raisonner la prise en charge à l'échelle du troupeau, car d'autres animaux peuvent être parasités sans présenter immédiatement de signes évidents.
Le traitement dépend notamment du type de pou rencontré, des animaux concernés et des médicaments vétérinaires disponibles. Certains traitements n'agissant pas suffisamment sur les œufs, une seconde application peut être nécessaire afin d'éliminer les parasites issus des œufs ayant éclos après le premier traitement.
Le protocole doit donc être déterminé avec le vétérinaire et respecter les indications du médicament utilisé.
IMPORTANT : ne pas utiliser sur une chèvre un antiparasitaire destiné à une autre espèce en transposant simplement la dose. Les médicaments disponibles, leurs indications, leur posologie et les éventuels délais d'attente doivent être vérifiés avec le vétérinaire.
Certains produits couramment employés chez d'autres ruminants ne disposent pas d'une autorisation correspondante chez les caprins.
PREVENIR LEUR INTRODUCTION DANS LE TROUPEAU
Lors de l'arrivée d'une nouvelle chèvre, il est utile d'examiner attentivement son pelage et sa peau et de rechercher notamment la présence de parasites ou de lentes.
Plus généralement, la maîtrise des introductions constitue l'un des principes importants de biosécurité en élevage caprin. GDS France recommande notamment de raisonner les introductions et de mettre en place des mesures adaptées au risque sanitaire de chaque élevage.
Une surveillance accrue peut également être utile après les situations ayant occasionné des contacts avec des animaux provenant d'autres troupeaux.